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Point final

17/02/2013 | | 0 Comment |

Point final

La dernière fois que vous m'avez lu, je vous ai laissé dans l'attente de cette nouvelle, de cette grande décision que j'allais prendre. Depuis ce moment, en effet, beaucoup de choses se sont produites, mais pas vraiment comme je l'imaginais.

 

Début Janvier, le travail à Sydney se faisait rare. J'ai donc décidé, le mardi 15 de tenter ma chance à Melbourne. En atterrissant dans la capitale du Victoria dès le lendemain, j'avais beaucoup d'espoir. Cette ville, l'artiste, la culturelle devait être l'endroit où j'allais vivre l'expérience de la vie à l'australienne. Je pensais me trouver un job à temps plein, me trouver une petite chambre dans une colocation et me poser pour au moins quatre mois.

La première semaine, je n'ai pas pu trouver de travail mais cela ne m'a pas empêché de profiter. L'auberge où je restais, « The Victoria Hotel », qui m'avait été conseillé par Hélène qui restait déjà la-bas, dans le quartier de Brunswick est un hostel relativement petit d'après les standards australiens. C'est plus proche du genre d'endroit que j'affectionne, en comparaison avec les « usines à backpackers » qu'on peut trouver un peu partout où s'entassent parfois des centaines de lits. A u « Victoria Hotel », la convivialité est de rigueur et la plupart des occupants sont là depuis un moment ou prévoient de l'être. J'ai donc noué des contacts avec d'autres locataires et dès le dimanche, nous étions quatre à aller à l'Open d'Australie. Le soleil était aussi de la partie et le moment fort de la journée fût de voir les sœurs Williams jouer (et gagner) en double puis Berdych affronter et dominer Anderson, le sud-africain.

Dès le lendemain, mon activité principale des derniers jours a repris. Des heures et des heures passées à envoyer des CVs. De saisie administrative à temps plein à faire la plonge quelques soirs par semaine en passant par distribuer des bottins, je ne laissais aucune annonce de coté. En trois semaines, durant lesquelles j'ai passé le plus clair de mon temps à l'auberge à postuler à des offres d'emploi, parfois ne sortant que pour aller à un entretien ou acheter de quoi manger, je n'ai eu qu'une journée de travail. Pas la pire ceci dit. « LaCam Catering » avait installé deux camions-sandwicherie au « Big Day Out Festival » de Melbourne. Alors que les cônes de frites valsaient, je pouvais entendre et entre-apercevoir les performances de « The Killers », « Band of Horses » et des « Red Hot Chili Peppers », entre autres.

 

Après trois semaines et une centaines de candidatures, les poche vides, il a fallu se rendre à l'évidence : il était temps pour moi de rentrer. J'écris depuis le TGV qui me ramène d'un Paris enneigé vers mon beau sud ouest. Alors qu'il faisait 35 degrés il y a trois jours à Melbourne, que je ne trouvais pas le sommeil entre la chaleur et un tas de questions, je ne voyais pas d'autres porte de sortie. Au réveil, après quelques derniers mails pressant (et sans doute un peu désespérés) pour trouver un job rapidement, j'avais à nouveau un billet « Malaysia Airways ». Melbourne – Paris via Kuala Lumpur, départ le lendemain, vendredi huit Février, quinze heures. Les autres locataires ont signé un t-shirt en guise de cadeau d'adieux et m'ont offert un ballon d'hélium « We'll miss you ». Comment ne pas regretter d'avoir été responsable ? De ne pas être allé jusqu'au dernier dollar pour trouver un boulot et aller au bout de l'aventure ? Mais après une dernière soirée arrosé, retour à la réalité. Il faut que je me lève, que je fasse se sac, qui fût ma maison ces cinq derniers mois, pour la dernière fois en Australie.

 

L’Australie n'est pas le genre de pays dans lequel j'aimerai m'installer. Beaucoup de français vive leur expérience là-bas comme une révélation et ne rêvent que d'y retourner ou de s'y installer. Pour moi, il manque d'un quelque chose. D'autres endroits que j'ai eu la chance de découvrir avaient des cultures millénaire, une architecture qui, malgré les années, reste admirable. Ce pays récent, moderne manque d'âme. Leur Histoire et leur culture est pauvre. Leurs villes, avec leurs grattes ciels manque de ce charme que les vieilles ville d'Europe ont, ces rues pavées, sinueuses dans lesquelles on aime à se perdre. Certains australiens, sans généralisé, ont tendance à être replié sur eux-mêmes. La majorité de ceux que j'ai eu la chance de rencontrer sont d'ailleurs l'exact opposé de ce constat. Mais de leur propre aveu, peu ont en fait quitté leur pays-continent, et malgré un multiculturalisme apparemment omniprésent, une partie semble encore le « subir » sans réaliser qu'il leur est nécessaire et qu'il est à l'origine de la courte Histoire de leur pays. Mais il y a aussi des choses dont j'aurai aimé pouvoir profiter plus longtemps. Des paysages côtiers incroyables, une scène musicale riche avec des festivals à ne plus savoir où donner de la tête. Un train de vie, avec ses bars en terrasses débordant de monde qu'il aurait été agréable de fréquenter encore quelques temps. Quelques circuits de randonnée qui laissent sans voix, dont un, au moins, qui me forcera à revenir et découvrir la Tasmanie. Cette île au sud du Victoria était peut être l'endroit que je brûlais le plus de découvrir et qui restera un mystère pour moi encore un moment. Cette expérience m'aura confirmé que mon amour du voyage se porte plus vers les pays qui peuvent me permettre de découvrir et de comprendre une culture différente. Dans lesquelles je me confronte à une langue, une gastronomie et une religion que parfois j'ignore totalement.

 

Cette expérience m'aura, en bout de course, forcément beaucoup apporté. Mais, en étant complètement honnête, à chaud, j'ai l'impression d'avoir manqué d'un peu de chance. A quoi cela se joue-t-il de trouver un job en Australie ? De millions de personnes arrivent chaque année sur des visas vacances-travail ou étudiants pour vivre l'aventure australienne. Beaucoup viennent juste après avoir quitté le lycée (principalement les allemands) pour, après leur retour, pouvoir attaquer la vie étudiante avec un peu d'expérience dans la vie. D'autres espèrent trouver une conjoncture économique un peu plus clémente que dans leur pays d'origine. Avec un chômage et progression et toujours plus de PVTistes (PVT = Programme Vacance Travail), couplé à ceux qui obtiennent la « residency », la période est sans doute la plus compétitive de l'histoire du pays. Les rumeurs de backpackers veulent que le nombre de personnes acceptés sous le PVT sera limité dans les années a venir et qu'un quota sera instauré afin de retrouver le plein emploi qui a fait la réputation de l'île-continent au kangourou en guise l'emblème. En ajoutant quelques éléments de malchance qui se sont matérialisés sous la forme d'un van acheté pour rien, de billets d'avions qui devront rester inutilisés et quelques autres situations regrettables, ce sentiment persiste. Bien que pas aidé par le cours des événements, je ne peux m’empêcher de penser que ce retour prématuré a comme un arrière goût d'échec. J'ai laissé derrière des gens que j'affectionne en prenant une décision rapide et n'ai finalement pas vraiment eu le temps de dire au revoir et d'autres que j'aurai aimé apprendre à connaître un peu plus. Après avoir voyagé sur la côte Est, je ne vivrais pas l'expérience de la vie à l'australienne, celle qui devait être l'autre facette de mon voyage, sa deuxième étape. L’Australie d'un boulot ennuyant à temps plein durant lequel on attend le weekend pour dépenser un peu de ses 700 dollars de salaire hebdomadaire aux terrasses de bars et aux festivals de musique dont je vous parlais un peu plus tôt ainsi que pour quelques « road-trips » pour découvrir quelques villes sur la côte et quitter la frénésie de la « grande ville ». Celle d'un appartement meublé qu'on partage pour quelques mois avec un petit groupe de personne.

 

L'avantage est que j'aurai l'esprit un peu plus libre pour me concentrer sur mon prochain projet dont je vous laisser découvrir la trame principale grâce au lien ci-dessous. Je vous invite à ne pas encore effacer le lien de ce blog de vos ordinateur tout de suite étant donné que j'espère avoir de nouvelles aventures à partager bientôt.

 

Je voulais aussi tous vous remercier si vous me lisez encore, cinq moins après mon départ, malgré mon style amateur et mon manque de régularité dans mes articles.

 

Sur ce, je vous laisse avec comme point final, « Travel is the only thing you buy that makes you richer ». A méditer.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacific_Crest_Trail

 

Charlie.

 
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